Tout savoir sur l’obtention du passeport biométrique malien

Pour expliquer les conditions d’obtention du nouveau passeport biométrique, les responsables en la matière ont animé une conférence de presse ce Jeudi 13 Septembre au Ministère de la sécurité intérieure. Elle était animée par le Directeur de la police des frontières, le commissaire divisionnaire Arouna Samaké. Il était assisté par  Oumar Barou Sacko, responsable du Point Focal des passeports au Ministère des affaires et de  Sibiri Philipe Berthé, Directeur Adjoint du Centre de Traitement des données d’état Civil.

Pourquoi un passeport biométrique ?

Il faut rappeler que suite à une réglementation des pays membres de la CEDEAO, le Mali depuis fin  2016  s’est engagé dans la confection de nouveaux passeports Biométriques. L’objectif est non seulement d’avoir un document de voyage commun dans la sous-région mais aussi de sécuriser ce document et de faciliter son obtention. Si beaucoup connaissent l’existence de ce nouveau document, signalons qu’il y a de nombreux maliens qui ne connaissent pas les conditions de son obtention. Et c’est justement, pour éclairer les populations que ces responsables ont  animé cette conférence de presse.  Le Directeur de la police des frontières a défini ce nouveau passeport comme, un document de voyage sécurisé.

Les conditions d’octroi

Quant aux pièces à fournir pour son obtention, il a précisé qu’elles sont au nombre de quatre (04) : Un extrait d’acte de naissance, un numéro d’identification figurant sur la Carte Nina ou la Fiche descriptive individuelle, un reçu d’Ecobank après versement, et les justificatifs de la profession, le Commissaire divisionnaire a précisé qu’il y a deux prix et évidemment deux délais. Le premier Prix est de 55 000 FCFA pour un délai d’obtention de moins de deux semaines. Le second prix autrement « Prix VIP » est 110 000 F CFA avec un délai d’obtention de moins de 24 H. Justifiant le choix de ce deuxième prix, le commissaire Samaké souligne qu’il est destiné à ceux qui sont dans le besoin urgent à l’exemple des grands commerçants, des hommes d’affaires etc.…Si le passeport est un droit pour tous les citoyens, le Directeur a émis toutefois des réserves. Selon lui, n’ont pas droit au passeport : les maliens sous coup judiciaire, en liberté provisoire, des faits criminels ou des cas troubles à l’ordre public. Il a même révélé qu’il  ya aussi une interview à faire lorsque la personne n’est pas mineure.  Revenant sur certaines difficultés enregistrées pour l’obtention de certains pèlerins, le Directeur met en cause certaines agences de voyages qui ont déposé à la place des intéressés avec des pièces manquantes.

Quid du numéro NINA

Quant au Directeur Adjoint du Centre de Traitement des données d’état Civil, la confection de la carte NINA prend du temps, il l’a reconnu. Pour satisfaire les citoyens, il a déclaré que son service délivre une fiche individuelle descriptive avec un numéro d’identification. Cette fiche est maintenant disponible en moins de 10 jours et qu’elle est gratuite.

Les Maliens de l’extérieur

 Interpellé par l’extrême lourdeur administrative dans les ambassades et dans les consulats, M. Sacko reconnait qu’il y a souvent des défaillances. Selon ces lenteurs ont deux origines : la méconnaissance des pièces et l’incompétence des agents recenseurs envoyés par l’Etat. Pour le premier cas, il souligne que certains font la demande du passeport  et ne parviennent pas à justifier leur emploi. Ils se trouvent que certains mettent ouvrier sur leur NiNA et employé de commerce sur la carte d’identité d’où le blocage. Pour mieux satisfaire les besoins de ces maliens de l’extérieur, M. Sacko a déclaré que l’Etat vient de former beaucoup d’agents recenseurs qui ont d’ailleurs commencé à être envoyés dans les ambassades et dans les consulats.

Oumar Bagayogo

 

 

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