« Plus jamais, nous n’accepterons la rétention de notes » promet le ministre de l’éducation nationale

Cette promesse, le ministre de l’éducation nationale Barthélémy Togo, l’a faite le mardi 28 juin 2016 au centre international de conférence de Bamako, au cours d’un dîner de presse. Elle fait suite à la rétention des notes des élèves de la part du Syndicat des Professeurs de l’Enseignement Secondaire des Collectivités (SYPESCO). Le ministre dans son propos liminaire a tenu à rappeler que le dîner de presse avait pour but de partager avec les hommes de média le bilan des différents examens de fin d’année.
Le ministre de l‘éducation dira avoir toujours soutenu devant ses collaborateurs que la fuite des sujets et la fraude aux examens ne relevaient pas de la fatalité et qu’il était du devoir de chacun d’assurer la pleine justice entre les candidats dans le processus d’évaluation. Aux dires de l’orateur, ce message a été bien attendu dans la mesure où les examens se sont passés sans incidents majeurs. « Par la grâce de Dieu, les épreuves du CAP, du DEF, du BT, du BAC et des IFM se sont déroulées à bonnes dates et dans des conditions satisfaisantes » a ajouté le ministre de l’éducation. Il a salué tous les partenaires de l’éducation dont l’engagement a permis d’aboutir à ce résultat. Sur la question de la rétention des notes par le SYPESCO, le ministre dira que pour une histoire d’arriérés de primes, les rapports étaient devenus difficiles entre le département et ce partenaire social.
Cependant, le ministre rassure que les discussions vont continuer car les syndicats restent des partenaires sociaux du département. Quant à la rétention des notes, le ministre dira que c’est une méthode de revendication qui n’existe dans aucun texte. Le ministre promet que plus jamais les notes seront utilisées comme arme revendicative. « Les enseignants seront libres de faire la grève, mais nous accepterons plus que les élèves soient pénalisés par la rétention de leurs notes » a martelé Barthélemy Togo.
Sur la même question, le directeur des finances et du matériel, monsieur Simbo Tounkara a expliqué aux hommes de media tout le processus de paiement des arriérés de primes. Il a assuré que sur plus de 4 milliards de FCFA, l’Etat ne doit aujourd’hui que 21 millions. « Malgré tous ces efforts la coordination SYPESCO de Bamako refuse toujours de lever son mot d’ordre de rétention des notes » a laissé attendre Tounkara.

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