Niaouléni: comment des chasseurs guinéens ont tué 4 gendarmes maliens

4 gendarmes maliens, dont l’adjoint du commandant de compagnie de Kati, ont trouvé la mort le lundi 27 novembre, lors d’une opération de sécurisation des populations sur le site d’exploitation minière de Niaouleni, localité située dans le cercle de Kangaba, à la frontière guinéenne. Sur les circonstances de cette affaire, le ministre malien de la Sécurité, le général Salif Traoré, a animé, le 1er décembre, une conférence de presse pour éclairer la lanterne des Maliens. Il avait à ses côtés son homologue de l’Administration territoriale, Tièman Hubert Coulibaly.

Version du ministre Traoré

Le ministre de la Sécurité dira que tout commence le 25 novembre 2017. Suite à un conflit consécutif à l’exploitation minière sur un site situé entre le village malien de Niaouléni et un village guinéen, le poste de gendarmerie malien est attaqué par des chasseurs traditionnels venus de Guinée. Simultanément, les logements du chef village et de l’un de ses conseillers sont attaqués et les deux hommes abattus par les assaillants. Face à la puissance de feu de l’ennemi, les 5 gendarmes du poste se mettent à l’abri tout en informant la hiérarchie.

Immédiatement, le directeur national de la gendarmerie envoie un renfort de 30 agents pour récupérer les 5 gendarmes cachés et sécuriser la localité.  Ils trouvent un village décimé par les chasseurs guinéens et des habitants refugiés dans la brousse. Ils ratissent les alentours pour retrouver les populations et les faire revenir dans le village. Ne connaissant pas bien la zone, ils se font accompagner par 2 chasseurs du village de Niaouléni. C’est alors qu’ils tombent dans deux embuscades. La première a lieu au moment  où ils avancent sur un sentier: le véhicule de tête,  dans lequel se trouvait le chef d’équipe, est criblé de balles; les autres, tentant de se replier, tombent eux aussi dans une embuscade. Le ministre assure que les gendarmes se sont battus jusqu’à la dernière cartouche. Les corps des gendarmes morts n’ayant pas été retrouvés vite, on les avait déclarés porté disparus.

Le gouvernement malien dépêche alors un avion survoler le village et recueillir des images  en vue d’une enquête. Un autre renfort d’hommes en armes est envoyé au sol. Ce renfort va retrouver les corps des victimes.  Le bilan  total est de 4 gendarmes et 2 civils tués. En ce qui concerne le bilan enregistré du côté des assaillants, le ministre Traoré se refuse à le donner. Il rappelle que les événements se sont déroulés en territoire malien, contrairement à certaines informations qui font état de l’entrée de l’armée malienne sur le sol guinéen. Le ministre Traoré refuse de croire qu’il s’agisse de militaires guinéens  et  non de chasseurs.

Abdoulaye Guindo

Catégories : MALI,POLITIQUE

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