Moussa Sinko Coulibaly: « En juin prochain, nous ferons partir IBK « 

La Plateforme pour le changement, un vaste mouvement politique conduit par l’ancien général Moussa Sinko Coulibaly, a lancé ses activités dans l’après-midi du samedi 20 janvier sur le terrain de football de Magnambougou, en commune 6 de Bamako. Le terrain et ses alentours rejetaient du monde au point que beaucoup ne doutent plus que Coulibaly aurait rempli le Stade du 26 mars si on le lui avait prêté. Des observateurs parlent de 60 000 personnes présentes au meerting.

Dénonciation vigoureuse du pouvoir en place

Moussa Sinko Coulibaly, le héros de l’événement, a entonné son discours habituel: la dénonciation de la gouvernance du président IBK. Selon l’ex-général, « le pays est mal gouverné. Tous les marchés de l’armée ont été surfacturés, la santé est paralysée; il n’y a pas de justice pour le peuple mais seulement pour la famille, les terroristes, les amis et les bons criminels ». Aux dires de  Coulibaly, « il faut et il y aura un changement cette année au sommet de l’Etat ».

« Nous (Maliens) sommes devenus la risée du monde entier. Il est difficile de vivre au Mali et il est honteux de se déclarer Malien à l’extérieur », affirme l’orateur qui poursuit: « Nous invitons tous les Maliens sans exception à rejoindre notre plateforme. Il est ouvert à tout le monde. Il appartient à tous ceux qui aspirent au changement. Nous voulons une armée réformée, une l’école pour nos enfants, de bons engrais et non des engrais frelatés. Nous voulons instaurer un climat d’affaire sain et sans chantage. J’assure qu’au mois de juin prochain, nous allons faire partir cette équipe qui a failli sur toute la ligne. Nous allons demander au président Keita de se réveiller au propre comme au figuré. Son régime n’a rien apporté aux Maliens ».

Pour éviter une défaite électorale humiliante, IBK, selon Moussa Sinko, doit se sauver par la voie de la démission. A défaut, Coulibaly lui conseille de ne pas se porter candidat à la présidentielle. Et il pronostique avec ironie: « S’il n’écoute pas notre conseil, même certains de ses ministres ne voteront pas pour lui ».

 

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