L’ONU projette-elle de diviser le Mali en 2017 ?

La localité de Boni, à 70 km de Douentza, dans la région de Mopti, est tombée, vendredi, sous le contrôle de « jihadistes » qui, aux cris de « Allahou Akbar »,  ont attaqué des bâtiments administratifs, incendié la gendarmerie et la mairie, puis planté des drapeaux. L’armée a quitté les lieux. Elle n’y est revenue que tard le samedi, après le départ des assaillants. « J’ai vu l’armée quitter la ville », a souligné un habitant.« Plusieurs jihadistes étaient à moto. Ils avaient des complices à l’intérieur de la ville. », a-t-il estimé. L’attaque n’a pas été revendiquée mais elle porte la signature de groupes terroristes. Elle intervient dans la même semaine que deux autres qui ont ciblé l’armée dans les régions de Ségou et de Mopti. L’une d’elle s’est produite à Ténenkou (région de Mopti) et s’est soldée par la capture de 5 soldats qui seront, plus tard, retrouvés morts dans le fleuve Niger. La seconde attaque s’est déroulée à Bélétié, à 35 km de San, région de Ségou.

La vraie stratégie des rebelles

En vérité, depuis quelques mois, les groupes armés signataires des accords d’Alger, en collusion avec les groupes liés à Iyad Ag Ghaly et à Al-Qaida au Maghreb Islamique,  mettent en oeuvre une stratégie bien rôdée : entretenir une insécurité permanente au nord et étendre cette insécurité au centre du Mali. L’objectif est de rendre impossible toute sortie de crise négociée, de retarder tout désarmement des groupes armés et d’obliger le gouvernement malien à concéder l’indépendance du nord moyennant la promesse du retour de la paix au centre et au sud du pays. « L’Etat malien n’a plus le choix: s’il s’entête à vouloir exercer sa souveraineté au nord, même de manière formelle, l’ONU prendra ses responsabilités », nous confient des sources dignes de foi. Les mêmes sources nous annoncent que dans ce cas de figure, l’ONU décrétera à partir de 2017 une « zone d’exclusion » sous le prétexte de protéger les civils. Ainsi, des forces internationales seront déployées dans les frontières qui séparent le nord du sud du Mali. Interdiction sera faite aux troupes maliennes et rebelles de dépasser cette frontière qui matérialisera la division de fait du Mali. « Au bout d’une période de 3 à 5 ans qui sera mise à profit par les rebelles pour faire leur propagande envers les populations, une consultation référendaire sera organisée pour demander au peuple du nord s’il veut l’indépendance de cette partie du territoire ou retourner dans le giron malien », révèlent nos sources.

Que peut le Mali pour contrer ce plan diabolique ? En tout cas, pour l’instant, notre pays souffre de handicaps majeurs: une armée trop faible pour résister aux groupes « jihadistes » alliés secrètement à la CMA  et une diplomatie qui n’arrive pas à mobiliser des soutiens militaires au plan international.

Tiékorobani

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