L’ADEMA veut une réforme de la majorité présidentielle

L’ADEMA a présenté ses vœux de nouvel an à la presse malienne lors d’une conférence tenue samedi 28 janvier à son siège de Bamako-Coura. La cérémonie était présidée par le président du parti, Tiémoko Sangaré, en présence du président d’honneur, le professeur Aly Nouhoum Diallo; de chef de l’Etat Dioncounda Traoré et de plusieurs membres du Comité Exécutif.

Tièmoko Sangaré dira que l’année 2016 a été marquée par un travail de renforcement de l’unité et de la cohésion de l’ADEMA.  En dépit des difficultés, la formation de  l’Abeille dispose de ressorts nécessaires pour mobiliser son potentiel humain et continuer la lutte pour la démocratie, pour le retour définitif de la paix et l’amélioration de la gouvernance. L’orateur  a rendu un vibrant hommage à la presse et aux forces armées pour les sacrifices qu’ils consentent. Il rappelle qu’au sortir des dernières élections communales, l’ADEMA s’est classée 2ème force sur l’échiquier politique national avec une moisson de 142 maires et de 1870 conseillers. Parlant du Sommet France-Afrique, M. Sangaré  pense qu’il a été une réussite à tous points de vue. Selon lui, l’attentat-suicide de Gao a fait plus de 100 morts et est l’œuvre des ennemis de la paix: l’ADEMA condamne avec la dernière rigueur cet acte terroriste qui porte un coup dur au processus de paix, mais ne saurait dévier le Mali de sa marche solidaire vers la paix et la réconciliation nationale.

Un pôle de gauche

Tiémoko Sangaré l’annonce: « Nous allons engager des réflexions sur la réconciliation de la grande famille ADEMA et la création d’un pôle de Gauche autour des valeurs de patriotisme, de paix, de justice, de solidarité et de travail ».

Le parti soutiendra-t-il le président IBK dès le premier tour de la présidentielle de 2018 ? A cette question, Tiémoko Sangaré répond que la décision a été prise à l’unanimité, lors d’une réunion du Comité exécutif en du 23 août 2013,  de soutenir le candidat IBK lors de la dernière présidentielle. Cette décision de soutien a été transmise par écrit à IBK. Elle avait été prise pour deux raisons : l’état instable du pays et les valeurs que le parti partageait avec IBK. « Nous continuerons à soutenir le président de la République, IBK, mais nous n’avons signé d’accord ni avec le RPM, ni avec d’autres partis », explique le président de l’ADEMA. Par rapport au soutien d’IBK en 2018 ou à l’enventuelle d’un candidat issu du parti, Sangaré indique que les réflexions sont en cours au sein du Comité Exécutif qui, le moment venu, annoncera sa décision finale à la presse.

En attendant, Tiémoko Sangaré déplore: « L’ADEMA se porte mal, de même que la majorité ». Il ajoute: « La majorité doit être reformée. Nous avons élaboré à cet effet un projet de texte qui est soumis aux autres partis pour observations. A l’issue des débats, on verra si on peut se mettre d’accord: en ce cas nous continuerons à cheminer ensemble; dans le cas contraire, on verra quelle démarche adopter sans renier notre engagement envers le président IBK ».

Abdoulaye Koné

Catégories : MALI,POLITIQUE

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