La vision de la Société Générale du Business Agricoles (SOGEBA)

Dans une interview, qu’il a bien voulu nous accorder, le Directeur de Opérations de la Société Générale de Business Agricoles, Mahamady TOGOLA, donne la vision de sa société.

 Présentez-vous à nos lecteurs.

Permettez-moi de remercier l’équipe du  »Procès-Verbal » pour l’intérêt porté aux contributions de la SOGEBA au développement du Monde Agricole au Mali et au-delà de nos frontières. Je suis Mahamady TOGOLA, Directeur de Opérations de la Société Générale de Business Agricoles (SOGEBA-SARL), une entreprise de droit malien évoluant dans le domaine de la l’Agriculture à travers ses différents domaines d’intervention.

Pourriez-vous faire une brève présentation de la SOGEBA et de sa vision?

Start-up innovante et en pleine expansion, la SOGEBA s’est imposée comme un partenaire incontournable des producteurs agricoles. Elle a développé des partenariats stratégiques av ec des ONG et des organisations internationales intervenant dans le domaine de l’agriculture et de l’assistance humanitaire, mais également avec l’Etat malien à travers les services décentralisés et déconcentrés, les organisations professionnelles agricoles, les Chambres d’Agriculture et des autres organismes Personnalisés à Vocation Agricole Notre objectif premier est la satisfaction totale des besoins des Producteurs agricoles à travers:

– les formations et assistances techniques des producteurs agricoles;

– la commercialisation d’engrais de qualité, d’herbicides, d’aliments bétails et volailles.

– la commercialisation de  nouvelles variétés de semences certifiées ;

– les prestations en machinisme agricole par la mise à disposition de matériels

répondant aux besoins des producteurs.

La SOGEBA contribue aussi à la création de l’emploi, surtout pour la jeunesse, à travers la promotion de l’entreprenariat agricole.

En couvrant l’ensemble des activités économiques du secteur Agricole et péri-agricole, la SOGEBA œuvre au développement Monde Agricole qui passe par la professionnalisation du secteur.Notre vison, aujourd’hui et à long terme, c’est de promouvoir une agriculture moderne et compétitive à travers la valorisation maximale du potentiel agro-écologique et des savoir-faire agricoles du pays et la création d’un environnement propice au développement d’un secteur agricole structuré. Nous oeuvrons au renforcement des capacités des producteurs, à la mise à dispositions des intrants (semences certifiées et produits phytosanitaires), à l’appui-conseil et à l’assistance. Un autre volet de nos activités est la mécanisation agricole qui a le potentiel d’accroître la production, d’améliorer le timing des opérations et de compenser la pénurie de main d’œuvre qualifiée, allégeant ainsi la pénibilité du labeur agricole: cela est important lorsque la main d’œuvre qui vieillit et se féminise continue à utiliser la houe pour la culture primaire. Nous ne doutons point que nos actions contribuent  à garantir la souveraineté alimentaire et à faire du secteur agricole le moteur de l’économie nationale en vue d’assurer le bien-être des populations, surtout celles qui vivent dans les milieux ruraux.

A quelles activités phares auxquelles avez-vous participé cette année?

Pendant la campagne agricole 2016/2017, la SOGEBA a réalisé plusieurs activités, la plupart réalisées de sa propre initiative en rapport avec sa vision stratégique, et certaines en partenariat avec d’autres intervenants (institutions Etatiques, ONG, coopératives et autres organismes professionnels). Nous avons effectué, entre autres:

-La commercialisation des intrants agricoles dont une quantité importante de semences de niébé, de gombo, de sorgho, de mil, de tomate, de maïs livrées dans les régions de Kayes, Mopti, Ségou, Sikasso et dans le district de Bamako dans le cadre WWAPP_2A, mais aussi à Kankan (Guinée-Conakry);

-des prestations en machinisme agricole (tracteurs équipés de diverses variétés de disques et de motoculteurs dans la zone office du Niger: Benwani, Molodo, Siribala);

– la fourniture d’importantes quantités de vivres et d’outillages agricoles relatifs à des aménagements d’infrastructures agricoles, avicoles et aquacoles ;

-la commercialisation d’aliments bétail et volaille

-l’assistance des  coopératives semencières dans le cadre de la production, de la certification de nouvelles variétés de semences, mais aussi des techniques de commercialisation des produits ;

-la participation à des foires et séminaires au niveau national et international;

-l’exploitation avicole (œufs, poulets de chair et équipements tels que les abreuvoirs, les alvéoles, les lunettes)…

Quelles sont vos difficultés actuelles ?

Toute activité humaine  est confrontée à des difficultés. Sans vouloir les hiérarchiser, nous citons:

-l’insuffisance de l’accompagnement et de la subvention des entreprises à intérêt agricole;

– l’insuffisance d’application des textes régissant le secteur;

-la non-effectivité des politiques agricoles et des réglementations favorables à l’accès au marché des intrants de qualité pour les petits producteurs, notamment les deux règlements de la CEDEAO (C/REG.4/05/2008, C/REG.13/12/12 ) régissant les engrais et semences. Le Mali étant membre de la CEDEAO, il n’y a pas de raison que les intrants soient moins chers au Burkina qu’au Mali  ;

– la concurrence déloyale de produits contrefaits (les phytosanitaires) qui pullulent dans les zones agricoles avec tout le danger que cela représente pour ceux qui les utilisent…

Votre message à l’endroit des autorités  et du monde rural..

L’agriculture étant le moteur de l’économie malienne, nous lançons un appel aux autorités à renforcer les dispositions existantes en faveur du développement du secteur. La subvention de l’engrais qui est à 11.000 FCFA et  le programme dit des 1000 tracteurs pour les petits producteurs sont des dispositions assez encourageantes, mais l’Etat doit évaluer l’efficacité du processus pour l’obtention des cautions techniques pour ce qui concerne les engrais, l’attribution des tracteurs et le suivi (post-remise) des bénéficiaires sur l’utilisation de ces engins.

A la population, singulièrement à la jeunesse et au monde rural, je dis que le Mali, notre Mali regorge d’un énorme potentiel dans agricole, notamment des milliers d’hectares de terres cultivables non encore exploitées. Saisissons cette opportunité pour développement durable de pays. Faisons en sorte de disposer  d’une agriculture spécialisée et mécanisée.

Réalisé par Abdoulaye Koné

 

 

Catégories : ECONOMIE,MALI

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